Glossaire pāli

Abhiññā

Connaissance directe issue de la pratique de la méditation.

Les six catégories de connaissance supranormale ou directe, comprenant les cinq pouvoirs supranormaux :

  1. iddhividhā ou iddhippabbheda, exploits psychiques
  2. dibbasota, clairaudience
  3. cetopariyañāṇa ou paracittavijānana, « lecture » du mental d’autrui
  4. pubbenivāsānussatiñāṇa, souvenir des « vies précédentes »
  5. dibbacakkhu ou cutūpapātañāṇa, « clairvoyance ».

Auxquels s’ajoute parfois :

  1. āsavakkhayakarañāṇa, connaissance provoquant la destruction des « pollutions mentales ».
Amarāvatī

« Le royaume non soumis à la mort »
(synonyme de nibbāna)

Nom du premier monastère de la « Tradition de forêt » fondé en Occident, en 1985, à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de Londres.
Il est dirigé par le Vénérable Ajahn Sumedho, premier disciple occidental du Vénérable Ajahn Chah.
Consulter le site d’Amarāvatī (en anglais)

Anagārika

ou anagārika
(fém. : anagārika)
Lit. : «sans-foyer»

D’une façon générale : tous ceux qui ont quitté la «vie du foyer».
Laïc vêtu de blanc qui vit généralement dans un monastère, observant les huit Préceptes.

Outre sa propre pratique méditative, il aide les moines ou les nonnes dans certaines tâches. On le nomme «postulant» car c’est, en règle générale, le stade préparatoire à l’ordination monastique.

Anattā

« Non-moi », c’est-à-dire impersonnel, dépourvu d’essence individuelle, sans existence propre, sans propriétaire, indigne d’attachement égotiste.
On peut dire « vide », dans le sens psychologique, et non dans le sens ontologique. Anattā n’est pas, à l’instar de tous les enseignements du Bouddha, un principe dogmatique à plaquer sur la réalité, mais un outil de contemplation, permettant petit à petit de ne plus rien considérer comme « moi, mien » et de déraciner le réflexe permanent d’appropriation [46]. La croyance en un moi indépendant (sakkāya diṭṭhi) étant l’un des plus puissants liens nous retenant à la roue du saṁsāra, c’est-à-dire à la répétition compulsive et non consciente d’actions génératrices de mal-aise pour soi-même et les autres.

Anicca

Soumis au changement perpétuel, éphémère, inconsistant, fluctuant. Possédant la nature de surgir et de disparaître.

Avijjā

C’est la méconnaissance profonde de la nature réelle de tout ce qui existe, tout particulièrement la méconnaissance des « trois caractéristiques » (tilakkhaṇa), la non-reconnaissance de la véritable nature de l’esprit. C’est l’opposé de la vision intérieure directe et non obstruée, de l’Éveil.
Avijjā signifie l’absence de toute connaissance dépassant ce qui est du domaine de la pure convention. C’est l’ignorance profonde qui obscurcit tout, inverse tout, faisant prendre l’erreur pour la vérité, le non essentiel pour l’essentiel, le néfaste pour le bénéfique et ce que l’on nomme normalement connaissance pour vijjā alors que c’est avijjā. Ce n’est en aucun cas une ignorance intellectuelle.

Bhava
La « sphère de la naissance », le devenir, la conception, l’existence

La maturation des conséquences de la saisie, évolution et régression.
C’est un processus qui se déroule selon deux modes : un processus d’action (kamma bhava) et un processus de renaissance, de régénération (uppatti bhava).

Bhāvanā

Lit. : «amener à l’existence»

  • Développement, production.
  • Développement mental ou développement de la connaissance transcendante
    De deux catégories : 

    1. samathabhāvanā, développement mental menant au calme mental
    2. vipassanābhāvanā, développement mental menant à la vision profonde
  • Pratique, discipline impliquée dans la vie spirituelle

Traductions populaires : méditation, pratique, culture.

Bhikkhu

(fém. : bhikkhunī)
Lit. : «celui qui recueille les aumônes»

Membre de la Communauté monastique bouddhique, pleinement ordonné, vivant uniquement de ce qui est offert et observant les Préceptes définissant une vie de renoncement et de simplicité. Ce ne sont cependant pas des «mendiants» au sens classique du terme, car ils ne sont pas autorisés à demander ni à manifester bruyamment leur présence pendant la collecte de la nourriture (piṇḍapāta).
Terme ne possédant pas vraiment d’équivalent en français. Traductions erronées : prêtre, bonze, moine. Cette dernière étant néanmoins tolérée de la même manière que l’on emploie «nonne» pour désigner une bhikkhunī.

Citta
  • Généralement traduit par : esprit, mental, facteurs mentaux
    Esprit ou conscience(s), considérés en même temps que les colorations affectives, perceptives et volitionnelles qui les distinguent subjectivement.
  • Parfois : pensée, intention
  • Les ajahn(s) de la tradition de forêt rendent ce concept par « cŒur » ou « mental-cŒur ». Leur expérience de la méditation est telle que les ressentis/émotions paraissent graviter au niveau du cŒur et que c’est là que surgissent les modifications de citta, c’est-à-dire vedanā, saññā, saṅkhārā et viññāṇa. Cela permet également de dépasser la tendance à considérer l’esprit comme le seul « appareil de pensée » (en fait saṅkhārakkhandha), et situé dans le cerveau.
Dāna

Don, générosité

L’un des fondements de la pratique bouddhique. Terme souvent employé pour désigner une offrande, spécialement de nourriture, faite à la communauté monastique.
On distingue généralement deux sortes de don : l’offrande matérielle et l’offrande de l’Enseignement du Bouddha.
Le don est aussi considéré comme l’une des dix « vertus transcendantes » (pāramitā) auxquelles s’exerce un futur Bouddha.

Lire l’article : « La pratique laïque »

Dhamma

« ce qui supporte »

L’un des termes les plus complexes du bouddhisme !
Dans son acception la plus courante, il désigne « l’Enseignement du Bouddha » et les textes dans lesquels ceux-ci sont conservés.
Le terme dhamma désigne aussi la vérité transcendante, ou ultime, qui « règle l’ordre des choses » (la « Loi » ou la « Norme »).
En tant que synthèse des deux sens précédents, il est le deuxième des « Trois Refuges » (tisaraṇa), après le Bouddha et avant le saṅgha (la communauté des disciples).

Employé au pluriel (les dhammā), il désigne les phénomènes, physiques et mentaux, les « choses » que l’on peut expérimenter dans leur aspect transitoire et conditionné.

Dhammapada

Littéralement : « le  » pied  » (le fondement) de l’Enseignement » ou « l’Enseignement versifié » ; généralement traduit par « les Stances (ou les Versets) de la Doctrine ».
Le plus populaire des textes du Canon pāli (Sutta Pitaka, Khuddaka Nikâya, 2e division) par ses aphorismes exemplifiant les aspects fondamentaux de l’Enseignement du Bouddha.

Dosa

Malveillance

Comprend tous les degrés d’aversion, depuis la plus légère touche de mauvaise humeur (envers les autres ou envers soi-même) jusqu’aux formes extrêmes de colère, de violence et d’esprit de revanche et de haine.

Dukkha
Instable, sans véritable fondement, dans un état de perpétuelle agitation, « décentré », déséquilibré.

C’est la constatation de base, la première des Vérités nobles (re)découvertes par le Bouddha lors de son Éveil.
Souvent traduit par « douleur » ou « souffrance » ce concept recouvre en fait un domaine beaucoup plus large. C’est bien sûr tout ce qui est insatisfaction, douleur physique ou morale, mais c’est surtout ce sentiment de « mal-être », sentiment de « ce n’est pas vraiment ça » que la plupart des gens éprouvent sans vraiment pouvoir le définir ou en cerner la cause. Dukkha est source de sentiments de dysharmonie, d’inconfort, d’irritation, d’incertitude, d’inadéquation.

Iddhi

Pouvoirs psychiques, caractérisant généralement les « émancipés » (arahantā).De nombreux iddhi sont présentés dans le Visuddhimagga, dix étant généralement cités :

  1. adhiṭṭhāniddhi, le pouvoir de se manifester simultanément en plusieurs lieux
  2. vikubbanā iddhi, le pouvoir de transformer son apparence physique
  3. manomāyiddhi, le pouvoir de création mentale
  4. ñāṇavipphārā iddhi, le pouvoir de connaissance pénétrante
  5. samādhivipphārā iddhi, le pouvoir de pénétration lié à l’unification de l’esprit
  6. ariya iddhi, le noble pouvoir, source d’imperturbabilité, d’équanimité
  7. kammavipākajā iddhi, le pouvoir inhérent, en tant que résultat des actions passées
  8. puñña (vata) iddhi, le pouvoir acquis en conséquence des actions valorisantes passées
  9. vijjāmaya iddhi, le pouvoir acquis par la connaissance, la science
  10. tattha tattha sammappayoga paccayā ijjhanaṭṭhena iddhi, le pouvoir apportant le succès, en tant que résultat de l’usage correct des opportunités.

Ils constituent la première catégorie de connaissance directe issue de la pratique de la méditation (abhiññā).

Jarā
Processus de vieillissement, décrépitude
Jāti
Naissance, apparition
Kamma

Étymologiquement le terme signifie « ce qui est fabriqué », et possède la même racine que (san)khâra, « composition, formation ».
C’est l’action provenant d’impulsions habituelles, de volitions, d’énergies naturelles, conduisant à une réaction, l’action intentionnelle dans laquelle le résultat est inhérent. Il désigne donc toute action volontaire, consciemment acceptée et issue du corps, de la parole ou de la pensée, pouvant être bénéfique et conduire à l’extinction du mal-aise ou mal orientée et source de mal-aise.

Consulter la page Kamma

Kammaṭṭhāna

Littéralement : « base d’action ». Désigne généralement les différents outils de méditation. Ce terme signifie plus largement, dans la tradition de forêt, la voie de la discipline globale conduisant à l’acquisition d’un niveau élevé d’unification de l’esprit (samādhi) et de connaissance transcendante (paññā). Les moines de cette tradition sont d’ailleurs fréquemment appelés « moines kammaṭṭhāna ».

Khandha
  • Tronc d’arbre
  • Multitude, quantité, volume
  • Tas, agrégat, groupe, catégorie

Ensemble non permanent et impersonnel constitué d’éléments eux-mêmes non permanents et impersonnels.
Constituants psychophysiques (au nombre de cinq) de l’être humain existentiel, de l’entité conventionnelle appelée une « personne », classifiés en agrégat matériel (rūpakkhandha) et agrégats non matériels (nāmakkhandha).

En termes simples, « le corps et l’esprit » (existant en interdépendance) :

  1. rūpakkhandha, agrégat de la matière
  2. vedanākkhandha, agrégat du ressenti
  3. saññākkhandha, agrégat de l’appréhension
  4. saṅkhārakkhandha, agrégat des formations (mentales)
  5. viññāṇakkhandha, agrégat de la (des) conscience(s) discriminative(s).
Lobha

Avidité, cupidité, convoitise

La propension à s’accrocher, coller à, chercher le plaisir dans les objets conduisant à l’esclavage, l’attachement.
Comprend tous les degrés, depuis la plus légère trace d’attachement jusqu’aux formes les plus crasses de convoitise et d’égocentrisme.

Maraṇa

Mort d’un être ordinaire, non éveillé. Ne concerne ni les « émancipés » (arahantā) ni les bouddhas, pour lesquels on emploie le terme parinibbāna.

Mettā-bhāvanā

« Culture de la bienveillance »

L’une des formes de « méditation » (ou « culture mentale », bhāvanā) très fréquemment pratiquée dans le Theravāda.
Elle vise à « cultiver » et à accroître la bienveillance (mettā) à l’égard de tous les êtres, en commençant par soi-même, puis en étendant le sentiment jusqu’à ses proches, des personnes indifférentes et, finalement, jusqu’à ses ennemis.
Elle est l’une des « Quatre Demeures divines » (avec la « compassion », karuṇā, la « joie sympathique », muditā, et l’ « équanimité », upekkhā) qui permettent de combattre les tendances négatives de l’esprit.

Moha

Illusion, stupidité, sottise

Nāma rūpa

Littéralement : « nom et forme »

C’est l’ensemble des phénomènes mentaux et physiques, indissociablement unis dans le corps. L’unité psychocorporelle, matérialité et subtilité, aspect essentiel et aspect substantiel.

Nibbāna

Littéralement : «sans effort de souffler»

Diverses étymologies, non forcément exclusives, selon les auteurs : «sans flèche qui transperce», «éloignement de l’esclavage du désir», etc.
Ce qui est généralement suggéré est l’image de l’extinction d’une flamme par épuisement du combustible.
D’où :

  • extinction des «feux» des trois «poisons de l’esprit».
  • cessation de la souffrance par cessation de la malveillance, de la convoitise et de l’illusion.

Représente la Paix ultime dont la saveur peut être expérimentée dans cette vie même, la libération de tous les états conditionnés, de tous les attachements.

Nirodha
  • Dans le contexte de la troisième noble Vérité : émancipation, libération du confinement, de la prison du saṁsāra.
  • Dans le contexte de la co-production conditionnée : non-existence, non-apparition, non-source de problème.
  • Cessation, en référence à la nature de tout ce qui est composé.

Synonyme de bhaga (dissolution, éclatement), anicca, khaya (cessation), vaya (décrépitude).

Pâli
  • Ligne, norme, texte
  • Langue dans laquelle furent rédigées les Ecritures bouddhiques à Ceylan.
Paññā
  • Connaissance transcendante, capable de percer les apparences.
  • Terme possédant un large champ de significations, depuis le sens commun général jusqu’à la compréhension profonde du Dhamma. Bien que chaque utilisation du mot puisse posséder un sens différent, toujours implicite est la compréhension croissante du Dhamma culminant dans la vision intérieure directe et l’Éveil.
  • Souvent associée à sati, la vigilance, pour désigner les deux facteurs fondamentaux conduisant à l’Éveil (jāgara dhamma).
Pātimokkha

Ouvrage résumant le Code de discipline, vinaya, comprenant les 227 règles fondamentales dans la vie d’un moine.
Il est récité les jours de pleine et de nouvelle lune (uposatha) en présence de tous les moines résidant à ce moment-là au monastère.

Phassa

Impression des sens, contact des sens avec leur objet respectif, en tant que base de la ressenti, vedanā. On distingue : le contact visuel, auditif, olfactif, gustatif, tactile, mental.

Saddhindriya

Confiance

Peut traduire le concept de saddhā. Remplace celui de « foi aveugle », non remise en question, n’existant pas dans le bouddhisme. La confiance est fondée sur la connaissance, une certaine dose de sagesse et la claire vision du but, c’est une confiance raisonnée.
N’est en aucune façon une croyance en quelque chose ou en quelqu’un.

Saḷāyatana

Les six bases d’activité des sens, les organes des sens : œil, oreille, nez, langue, corps, mental.
Les six domaines (sphères) sensoriel(le)s intérieur(e)s, personnel(le)s, (les organes des sens), par rapport aux six domaines sensoriels extérieurs (les objets des sens).

Sammā
Correct, juste, total, complet, véritable

(On peut le rapprocher du latin « summum »)

Samādhi
  • Accord, paix, réconciliation
  • État de calme caractérisé par l’harmonie de l’esprit et la non-confusion, résultant de la pratique de la méditation.
  • Unification de l’esprit, « rassemblement », synthèse. Équilibre du mental par l’harmonie des contraires (pensée et non-pensée, soi et non-soi, etc. ), contrebalance des empêchements (nīvaraṇa) par leurs opposés (indriya).

Traduction répandue mais induisant en erreur : concentration.

Saṁvara

Littéralement : « couper le flot de quelque chose ». Contrôle. Signifie ici dompter le flot des pensées négatives à l’aide de cinq sortes de pratiques :

  1. sīla, conduite éthique
  2. sati, vigilance
  3. ñāṇa, connaissance parfaite
  4. khanti, patience
  5. viriya, effort

Parfois synonyme de sikkhâ.

Sagha

Rassemblement, multitude

Utilisé dans un sens large, le terme désigne la Communauté de tous ceux qui mettent en pratique l’Enseignement du Bouddha (Bouddha dhamma) ;

plus généralement ceux qui se sont dédiés de façon formelle au style de vie monastique d’un moine (bhikkhu) ou d’une nonne (bhikkhunī) ;
et plus particulièrement les disciples « nobles » (ariya), laïcs ou religieux, qui ont atteint de haut états spirituels et qui ont fait l’expérience du nibbāna – alors synonyme d’ariya saṅgha.
C’est l’un des « Trois refuges » (tisaraṇa), avec le Bouddha et son Enseignement (dhamma).

Saṅkhārā

« Formations », déterminations, processus de vie, processus corporels, verbaux et mentaux
Intentions, impulsions, stimulations, qui poussent à l’accomplissement d’une action, à son actualisation

Trois sens principaux :

  1. tout ce qui est conditionné, composé, assemblé, complexe.
    Sont par conséquent inclus : toute l’expérience sensorielle (les organes des sens, les objets des organes des sens, la conscience surgissant du contact), toutes choses, physiques ou mentales, façonnées par des causes et des conditions, de même que les forces qui les façonnent et les processus par lesquels elles sont façonnées.
  2. les activités mentales créatrices de kamma.
  3. les facteurs mentaux au sens large, conditionnés et suscités par l’opération de kamma et de ses résultats.
Sati
  • Mémoire, souvenir, remémoration (des caractéristiques des phénomènes, tilakkhaṇa) indissociablement liés à sampajañña, la claire compréhension.
  • Vigilance, attention, lucidité, pleine conscience. Ce qui surveille, enregistre, analyse et rassemble les différents facteurs (phénomènes) surgissant dans la vie quotidienne en général et dans la méditation en particulier.

État d’esprit sans distraction. Pleine possession de soi. Présence, totale appréhension de l’« ici et maintenant ».

Souvent associée à paññā, la connaissance transcendante, pour désigner les deux facteurs fondamentaux conduisant à l’Éveil (jāgara dhamma).

Sīla
  • Nature, caractère
  • Coutumes, habitudes, pratique, conduite
  • Préceptes d’éthique, code de conduite vertueuse. Ce qui met des limites aux exubérances, aux débordements de l’ego. Préceptes classés en : pañca sīla (les cinq préceptes), aṭṭhaṅga sīla (les huit préceptes), dasa sīla (les dix préceptes).
Tanhā
Désir ardent, « soif », attirance irrésistible, esclavage, emprise

Désir de renouvellement du resenti agréable (ou de disparition du ressenti désagréable).

Theravāda

la voie (vāda) des Anciens (thera)

La seule école des premiers temps du bouddhisme à s’être maintenue.
Le terme désigne actuellement la forme « primitive » du bouddhisme, telle qu’elle a été transmise par les moines les plus anciens (thera) du Saṅgha originel jusqu’à nos jours. On l’appelle aussi parfois « bouddhisme du sud » ou « bouddhisme pāli« .

Lire l’article « Le Theravāda »

Upādāna
Combustible. Attachement, saisie de l’objet du désir, appropriation
Upāsaka

(fém. : upāsikā)
Celui qui s’assoit près de (l’enseignant)

Le terme désigne tout disciple laïc du Bouddha, qui a pris les « Trois Refuges » (tisaraṇa) et observe les Cinq Préceptes (pañca sīla), témoignage de son engagement sur la Voie du Bouddha.

Lire l’article : « La pratique laïque »

Uposatha

Jeûne, abstinence

Le jour d’uposatha est calculé selon le calendrier lunaire et correspond aux quatre phases principales : pleine lune, nouvelle lune et quartiers.
Les jours de pleine et de nouvelle lune, les moines (bhikkhu) récitent en communauté leur code de discipline (pātimokkha).
Généralement, les laïcs profitent de ces journées pour s’engager à respecter les « huit Préceptes » (aṭṭhaṅga sīla).

Le terme désigne aussi la salle ou « temple » d’un monastère (vihāra), où se déroule les pratiques de méditation.

Lire l’article : « La pratique laïque »

Vadā
  • Parole (dans « Theravāda »), discours.
  • Théorie, vision, conception, sans aspect spéculatif ni incertitude.
  • Parfois : controverse, débat.
Vedanā

Ressenti (considéré comme aveuglant) issu du contact des sens avec le monde extérieur, connaissance directe (« vision ») par l’intermédiaire des sens, appréhension, appréciation. Décrit les états mentaux comme l’attirance, l’aversion, la joie, la peine, etc.
On distingue le ressenti corporel et le ressenti mental (agréable, désagréable ou neutre). Ils se classifient selon les bases des sens en : ressenti issu de la fonction visuelle, de la fonction auditive, de la fonction olfactive, de la fonction gustative, de la fonction tactile, de la fonction mentale.

Vihāra
Demeure, résidence

Résidence monastique ou partie des bâtiments réservée aux moines (bhikkhu) dans un ensemble monastique. Par extension : le monastère dans sa totalité.

Viññâna

Au sens général : intelligence, pensée, impressions mentales, connaissance

Dans le contexte du paṭiccasamuppāda : conscience dans sa fonction discriminative, conscience empirique née de l’union de l’objet sensoriel, de l’organe sensoriel et de leur contact. Division et distribution de la conscience sur les six bases des sens, conscience sensorielle, pouvoir, faculté d’appréhension au moment de voir, entendre, sentir, goûter, toucher et penser.
Elle est classifiée, en fonction des bases, en : conscience visuelle, auditive, olfactive, gustative, tactile, mentale.

Vipassanā

Aspect «vision pénétrante» des résultats de la pratique de la méditation, distinct de la simple tranquillité mentale, samatha.
Vision intérieure profonde de la nature réelle de tous les phénomènes, physiques et mentaux. Naît de samādhi.
Vipassanā est une qualité de l’esprit pouvant s’acquérir par la pratique de satipaṭṭhāna, ce n’est pas une technique, encore moins une «école» du bouddhisme.

Visuddhimagga
« Le Sentier de la Purification »

L’un des ouvrages les plus célèbres de la littérature postcanonique en pāli, répertoriant les « techniques » classiques de méditation (kammaṭṭhāna), au nombre de quarante, qui fut rédigé au Sri Lanka par Buddhaghosa, moine du Ve siècle de notre ère.

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